Vivre et mourir 2

Une lettre d’une de mes élèves sur cet article m’a poussé à éclaircir les choses. Et si je ne vous donne pas son nom, je vais vous faire partager notre échange, car il me semble opportun d’apporter une autre vision de cette mort si terrible!!!

Le texte: Je ne sais pas si la nuit porte conseil, mais voici ce que je voudrai dire en réponse à ton article « Vivre et mourir ». Ne vaut-il pas mieux s’adonner à ses passions permettant le développement personnel en prenant soin de soi ; le partage en prenant soin des autres ;, la lutte contre le repli sur soi ; le don de soi et de son temps en profitant de chaque moment qui passe, sachant qu’un jour ou l’autre tout cela pourra s’arrêter brutalement par un accident, une maladie ou la mort … plutôt que d’attendre que le temps passe dans son petit confort personnel et rester replié sur soi avec de toute façon au bout du compte la même fin : la mort ! Mais alors quelle réponse donner à la question inévitable au bout de sa vie : « qu’ai-je fait de ma vie, ?» même si tout ce que l’on a fait sert inconsciemment à tromper cette dernière ? Accepter ma propre mort n’est pas tant le problème, (sauf si elle doit se faire dans la souffrance que je ne comprends pas et n’accepte pas) , c’est accepter la mort de l’autre qui m’est plus compliqué surtout lorsqu’elle arrive jeune, car j’ai le sentiment d’un parcours inachevé avec la personne qui s’en est allée , de partage non vécu… mais cela relève certainement plus de l’égoïsme sachant, ou espérant que l’autre a bien vécu sa vie et est « à priori » bien là où il est… Il me reste alors à continuer ma route sans lui et à l’accepter !Toutes ces questions travailleront toujours l’homme ! A mon petit niveau, je m’en tiendrais à vivre le mieux possible le moment présent en bonne intelligence avec mon entourage, faisant tout pour essayer de grandir et aider l’autre à grandir aussi !!! J’essaie d’être de moins en moins esclave des autres (de l’autre !) et de moi-même, mais l’inconscient nous joue parfois des tours nous embarquant malgré nous dans une drôle de vie !!! Cependant, je sais que la mort peut surgir à tout moment sans crier gare ! Est-ce que je l’accepte ??? Je ne suis certainement pas assez sage pour y arriver !

Ma réponse: Je n’en sais rien! La nuit est souvent assimilée à la mort justement, et la mort porte t’elle conseil???
J’aurai besoin de plusieurs jour pour répondre à cette question, ou alors d’un livre que je ne souhaite pas rédiger.
Je ne pense pas qu’il s’agisse d’accepter ou de refuser la mort, de la leurrer ou du moins de le croire, tout cela reste au niveau du subterfuge. La seule vérité c’est que la mort est une partie intégrée et intégrante de la vie. Là est le sens profond de cet article.
Alors toute les autres considérations sont inutiles. Refuser la mort de l’autre, surtout lorsqu’il est jeune: C’est aussi refuser sa vie, si elle n’existe pas sans sa mort. Nier l’un c’est nier l’autre. Et qui est-on pour refuser ou réfuter la vie de qui que ce soit?
J’avais, il y a quelques temps fait un article, basé sur une citation de Confucius, laquelle dit à peu près que si l’on ne comprend rien à ce qu’est la vie comment pourrait on comprendre ce qu’est la mort (archives janvier 2019). c’est là que se pose le problème.
Car si la vie intègre la mort, alors se poser des questions par rapport à elle, la nier, la fuir, la refuser, c’est nier, fuir, refuser sa propre existence. Et dans ce cas la seule réponse à la question « qu’ai-je fait de ma vie? » est « Rien »!

Foin de la vie en bonne intelligence, de la recherche de développement personnel, de refuser la douleur que l’on ne veut comprendre (j’ai souffert à haute dose durant 8 mois , malgré des doses de cheval de morphine, donc c’est un sujet que je maîtrise bien, ayant de surcroit vécu 90 fois 8 mois à mon age , et n’ayant souffert qu’une seule fois, j’ai vécu 89 fois 8 mois de bien être…..), ou de toute autre considération: Il faut juste accepter de vivre, ce qui est impossible si l’on accepte pas de mourir, du moins dans notre configuration actuelle.

Voilà. C’est le sens profond du texte de Franck, ou de ce que j’ai rajouté. Sans cette réalité, pas de bonheur, pas de sens de la vie, car pas de présent. Si je me projette dans la mort et dans ma peur, je ne vis tout simplement pas, sauf peut être à l’instant de ma mort (je vous dirai cela à ce moment là!!!!). Donc toutes les questions n’ont aucun sens. Et seule l’intégration et l’acceptation donnent un sens à la vie.

Libre. Heureuse. Epanouie.

Je sous souhaite que ceci soit le début du plus profond de vos soins

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